Il y a quelques temps, j'ai eu la désagréable surprise de constater que ma sauge était malade. Bien que vigoureuse et florissante (et envahissant comme jamais, je n'ai jamais vu des feuilles de sauge aussi grosses), la malheureuse présentait des taches blanchâtres sur les feuilles, taches qui avaient une sale trogne de champignon-pas-beau. Un peu inquiète (puisqu'elle est plantée à côté de mes autres aromatiques, dont le persil que je donne à manger à mes cochons d'Inde quotidiennement), j'ai cherché l'explication.

Apparemment, il s'agit bien d'un champignon, très fréquent, qui répond au doux nom d'oïdium. En cherchant un remède bio pour soigner ma pauvre sauge, je suis tombée sur une solution d'une simplicité tellement enfantine que j'ai tout de suite voulu l'essayer. Et comme cela semble avoir fonctionné à merveille, et que ma générosité n'a d'égale que la somme au carré des nombres après la virgule de la forme exacte de Pi (à un poil de chameau près), je vous la livre aujourd'hui, pour que vous puissez réagir si l'une de vos protégées à chlorophylle se met à broyer du blanc.

Après avoir retiré toutes les feuilles contaminées (et les avoir jetées à la poubelle dans un sac hermétique ou les avoir brûlées si vous êtes adepte des bûchers domestiques), une fois par semaine (en soirée, quand le soleil ne risque plus de brûler), il suffit de pulvériser sur le feuillage une solution composée de 9 doses d'eau et d'une dose de lait (personnellement je dose avec des tasses à café, neuf tasses d'eau, une de lait, c'est largement suffisant pour pulvériser la moitié de mon jardin, sapin compris. Non, je ne pulvérise pas mon sapin, voyons, c'était une image). A noter que vous pouvez aussi pulvériser les plantes proches de la plante contaminée, en prévention.

A vos pulvérisateurs !