Move your body, dude
J'ai découvert il y a quelques jours la toute nouvelle vidéo pour le clip de la dernière chanson de Snow Patrol (qui ça ?), Called Out In The Dark, et franchement, je l'ai tellement adorée que je ne résiste pas à vous la poster ici :
Si vous hésitez encore à la visionner, sachez que vous avez au moins 5 bonnes raisons de le faire :
1) La petite histoire du clip est vraiment sympa et rigolote : Gary Lightbody étant un acteur et un danseur déplorable, on le remplace par une doublure chantant en play-back. C'était sans compter sur l'acharnement du véritable chanteur, qui tente tout et n'importe quoi pour apparaitre sur la vidéo (surtout n'importe quoi).
2) Vous pouvez y voir Jack Davenport (mais siii, vous savez, il a joué James Norrington dans Pirates des Caraïbes !) dans le rôle du chanteur-beau-gosse-en-play-back. Et il le fait drôlement bien (agrouuuu).
3) La chorégraphie est excellente, très 70's, nunuche à souhait, sautillante à l'envie, et donne envie de bouger son corps comme devant une vidéo de Véronique et Davina.
4) Gary Light body esquisse un petit pas de danse, et voir cette grande asperge jouer des gambettes devant une caméra vaut franchement le détour.
5) Je n'ai pas vraiment de 5ème raison, mais je n'aime pas les nombres pairs, et la chanson est chouette, donc cela devrait compter comme un argument suffisant.
Je suis de plus en plus agréablement surprise par la tournure que prennent les choses du côté de Snow Patrol. Le groupe était autrefois (du temps de ses premiers albums, ceux que personne ne connait à part les afficionados du genre) plutôt libre et décontracté, et il s'était calmé depuis Final Straw, en devenant plus lisse, plus propre, avec des clips plus ... neutres ? (j'avais envie de dire "chiants", mais ce serait méchant et un peu au-delà de ce que je pense réellement. Non, "neutres", c'est bien). Des clips où l'on voyait le groupe chanter, dans de jolis décors bien propres, des clips sympas, mais qui ne s'inscrivaient pas non plus dans le Guinness. Et puis là, virage à 360°, le groupe retombe dans une audace monstre avec un titre pop-électro, et un clip humoristique où le chanteur se tourne en ridicule (regardez donc celui de Ask Me How I Am, et vous aurez un aperçu de la dernière fois où Lightbody a joué la carte de l'auto-dérision dans un clip vidéo). Et je trouve ça génial. Parce qu'il y en a marre de se prendre la tête à chercher à plaire à tout le monde, être soi-même et savoir rire de soi est, je pense, la clé de l'épanouissement. Le narcissisme n'a jamais mené quelqu'un au bonheur, bien au contraire. Alors oui, prendre des risques fait souvent peur, et nous sommes tentés de rester à nous cantonner à un quotidien facile et confortable qui renie notre originalité profonde, mais c'est une erreur, à mon sens. Mieux vaut se prendre quelques claques dans la tronche en revendiquant haut et fort ce que nous sommes sans tricher.
(Oui, tout ça pour un malheureux clip de Snow Patrol ... Quelle histoire)
Et oui, je vous l'accorde, ce blog prend de plus en plus des allures de journal intime débile. Mais bon, je suis actuellement en plein déménagement, je n'ai pas pu fêter Lughnasadh puisque j'étais morte de fatigue et que je n'avais pas d'autel à décorer, que toutes mes affaires de sorcière tambouilleuse étaient fossilisées au fin fond des cartons et que ma motivation était à peu près aussi immense que la surface en mètres carrés d'une rognure d'ongle de chipmunk. Donc ...
Donc vous avez droit à des articles façon Facebook. J'en suis navrée. Et en même temps je ne le suis pas. Je sais très bien que certain(e)s d'entre vous viennent ici en espérant avant tout avoir un aperçu de mes avancées spirituelles, mais le blabla fait aussi partie de ma vie et de la personne que je suis. Je n'ai jamais été une pagano-sorcière sérieuse et extrémiste, et ne le serai jamais. Je sifflote du Boney M en plein milieu de mes célébrations, je balance des gros mots à mes bougies, je peux rire aux éclats au beau milieu d'une prière ... Bref, l'humour fait partie intégrante de ma vie, et de ma spiritualité aussi. Je conçois très bien que certain(e)s d'entre vous puissent être surpris par la tournure que prend ce blog, surtout après avoir lu Racines & Ramilles qui, lui était très (trop) sérieux. Mais c'est justement ce manque de fantaisie, l'absence de ce grain de folie si cher à mon coeur qui m'a fait me tourner vers Conair an Bhaird : l'envie d'un blog-foutoir où je pourrais parler plus librement de mes expériences, et de moi, tout simplement. Je ne veux plus séparer la femme de la sorcière, j'ai envie d'être entière, sincère et spontanée, et le résultat est ici, sur ce blog, où se mêlent récits de célébrations, musique, réflexions et coups de tête. Je comprends que cela puisse ne pas plaire à tout le monde. Mais c'est ce que je suis.
Et puis, plaire à tout le monde, c'est avant tout plaire à n'importe qui ...