Alban Hefin
Bon, il est temps que je fasse un petit compte-rendu de mon Alban Hefin, même si je ne suis pas certaine qu'il soit vraiment terminé ... Mais bon.
Cette année, il a été très mitigé. Beaucoup de très bonnes choses, mais aussi une très mauvaise, qui a un peu assombri le tableau, à l'image du soleil qui commence à décroître, j'imagine. Mais cet évènement va me pousser à faire encore une fois un grand ménage drastique dans mes relations, et il ne va pas rester grand monde, pour ne pas dire personne. Parce que bon, être toujours la roue de secours, à la longue, ça lasse.
J'ai donc commencé ma célébration le 21 juin, jour de la réception de Monica (ma Fender bleue). Cette journée a été bien remplie, avec un ménage approfondi (aïe, mon dos, mes lombaires, mes orteils, mes sourcils ... euh, non, pas les sourcils, tout de même), puis un long moment de cochonneries (entendez par là que je me suis occupée de mes cochons d'Inde, qui ont eu eux aussi droit à un grand ménage, et à une sortie au jardin, même si Jack a horreur de ça puisqu'il a peur des mouches ...) (franchement, vous vous attendiez à quoi ?), avant de prendre enfin la route de mon Coin pour aller faire ma cueillette du Solstice. J'ai toujours un peu de mal à y retourner depuis que mon Grand Père arbre y a été abattu, mais il s'agit d'une telle mine d'or en matière de profusion végétale que je ne peux pas décemment aller ailleurs. D'ailleurs cette année j'ai poussé un peu plus loin, et je suis tombée sur un endroit absolument merveilleux : un tout petit sous-bois, un bosquet en fait, traversant une petite mare pour rejoindre une clairière ensoleillée, en formant comme un pont de terre surmonté d'une voûte de jeunes arbres. Enchanteur, vraiment. Je n'arrêtais pas de répéter en boucle "Oh bon sang, ce que c'est beau, ce que c'est beau !" chaque fois que mes yeux se posaient quelque part. On aurait dit une petite fille qui débarque à Disneyland pour la première fois de sa vie. J'ai pris quelques photos, mais je n'avais que mon portable sous la main, et du coup elles ne sont pas terribles, mais vous pourrez tout de même vous faire une petite idée :
Le chemin traversant la mare (on ne le voit pas bien sur la photo, mais de part et d'autre du sentier, c'est le plan d'eau !). Et regardez-moi cette magnifique voûte naturelle feuillue ...
(imaginez aussi des chants d'oiseaux, des bourdonnements d'insectes et les ploufs des plongeons des grenouilles pour vous mettre dans le bain)
Et puis la clairière, traversée par le sentier qui rejoint ensuite des pistes de randonnée pédestre. Le sol a l'air mouillé, mais c'est une illusion d'optique.
C'est dans ces moments-là que la solitude me pèse le plus. Je repense à ma Soeur, avec laquelle j'aurais sans doute adoré pratiquer à cet endroit, et je pense aux personnes avec lesquelles j'aimerais tant revenir ici ... Dur dur. Enfin, that's life, folks.
J'ai donc fait ma petite récolte pour composer mon bouquet du solstice. Je ne détaillerai pas les essences ici (les plus avisés pourront en reconnaître une grande partie en regardant la photo), puisqu'il s'agit d'une composition personnelle à partir de la liste dressée par Mara Freeman dans son excellent ouvrage : Vivre la Tradition Celtique au Fil des Saisons (elle donne une liste de plantes à cueillir, recommande d'en choisir neuf parmi la liste et d'en faire un bouquet). Je vous recommande d'ailleurs très vivement ce livre si vous souhaitez vous mettre doucement au celtisme, c'est un compagnon très fidèle, présenté sous la forme d'un almanach très pratique, et je l'utilise beaucoup dans mon quotidien de Sorcière.
Enfin bref, voici mon bouquet :
Je pensais faire plein de choses les jours suivants, mais le fameux évènement personnel m'en a un peu empêchée. Bon, j'ai tout de même fait pas mal de choses, j'ai repris le dessin, commencé un journal dédié exclusivement à la voie du Barde, joué de la musique à m'en ouvrir les doigts et profité du soleil. Mais bon, le bilan reste tout de même un peu mitigé.
De toute façon, tous mes sabbats d'été ont un arrière goût de ratage, sans doute parce que le fait de ne pas pouvoir pratiquer en extérieur me bride toujours un peu. Allez, on se rattrapera pour Lughnasadh !
Ou pas.


