Culan round 1 et bougies parfumées round 3
Ce week end, ta bardesse a participé à la première fête médiévale de Culan (dans le 18), toujours en compagnie de ma Lucette (on ne change pas une équipe qui gagne). L'accueil a été très différent de nos tribulations précédentes : ici, tout sent l'organisation réfléchie, nous sommes placés, encadrés, dans la cour du magnifique château de Culan (d'ailleurs je vous conseille vivement d'aller le visiter, il vaut franchement le détour), et l'ambiance est déjà au beau fixe avec les autres exposants très sympathiques (et passionnés) et la troupe chargée des animations du week end, L'Epée et l'Archet (lattage et musique, tout ce que j'aime), sympathiques et passionnés eux aussi. Alors que Lucette est installée à côté de la taverne, on me conduit à mes nouvelle pénates. A mon immense ébahissement (et à ma godzillesque bétitude) je suis placée à l'intérieur du château, dans une immense pièce munie d'une gigantesque cheminée gothique flamboyant. Bon sang. J'ai l'impression d'être une princesse. Je me suis installée timidement, dans un petit coin, tant je me sentais minuscule dans cette vaste salle si belle. Voici donc mon petit stand de cartomancienne-vendeuse-de-bougies, dans la fameuse pièce magique :
Entrez, entrez, gentes dames et damoiseaux :
Mais que vois-je ? Un cabinet de cartomancienne ! Diantre ! Cela ne se peut !
Et que sens-je ? Des effluves de douces fleurettes arrivent à mes narines ? Mais qu'est-ce, par ma foy ?
Fichtre ! Des bougies parfumées !
Ca a de la classe, non ? D'ailleurs la tenancière des lieux n'a pas pu se retenir de prendre un melon terrible :
Mwhahahahahahaha ... kof kof.
Quant à Lucette, donc, elle s'est retrouvée telle une fleur parmi les fleurs, dans la petite courette jouxtant la taverne :
Ah, ça sent le printemps ... Oui, je sais, nous sommes censés être en été, mais soyons réalistes, nous avons eu des températures de mois de mai (voire d'avril, car je ne me suis pas découverte d'un fil, croyez-moi).
La journée de samedi a été un peu mitigée, à cause de la météo franchement instable qui n'a fait que crachouiller de la bruine glacée entre deux éclaircies bleu soleil. Du coup, on ne savait pas trop sur quel pied danser (je me couvre, je me découvre ? Oui, non, peut-être ?), les touristes non plus, du coup ils n'ont pas été extrêmement nombreux. J'ai juste réussi à me rembourser ma place de stand, et pas moyen de faire le moindre bénéfice (j'ai tiré les cartes gratuitement à quasiment tous les membres du staff, ils m'ont épuisée, les bougres), mais tant pis, la journée a été excellente tout de même. Du coup, à 18h30, j'ai fermé ma pièce pour aller visiter une 8ème fois le château (Culan est sans doute le château que j'ai le plus visité depuis que je suis devenue accro aux châteaux, à l'époque bénie de mes 10 ans) sur l'insistance de l'un des preux de la troupe, qui ne l'avait jamais vu, lui. Et bien c'est toujours aussi chouette, et la reconstitution du visage de Lahire me colle toujours des frissons dans la nuque. Nous avons enchainé sur les jardins, tenté de goûter les mûres (d'une acidité à coller de l'urticaire à un alligator, on y reviendra en août), et la journée était déjà finie. Bonne nouvelle, nous ne remballons pas, on nous laisse un local à chacune, ma pièce de seigneuresse pour moi, l'arrière-taverne pour Lucette. Des princesses, je vous dis !
Dimanche, ô joie, ô bonheur, le soleil est au rendez-vous, le ciel d'un bleu aussi chatoyant que le vernis de ma guitare, nous avons bon espoir de faire une bonne journée. Et nous ne nous sommes pas trompés, la journée a été bien plus prolifique qu'hier (à un moment j'ai même eu tellement de clients que j'ai bien cru que je ne pourrais pas aller manger !), les touristes ont afflué en masse (beaucoup d'étrangers, dommage pour nous qui avions des stands où il était nécessaire de parler), et nous avons même tenu un petit rôle dans l'une des animations de l'après-midi (en dénonçant un voleur à corps et à cris pour le faire clouer au pilori ... Vous avez dit sadique ?). A l'issue de cette belle journée, il a fallu replier le matériel, et comme Lucette et moi n'avions que peu de choses, nous avons aidé nos nouveaux copains d'infortune, Lucette à la taverne et au banquet, moi au campement de la troupe. Nous étions tous pris d'une grande nostalgie, et avons terminé ce beau week end autour d'un verre en savourant au moins l'idée de tous nous revoir au mois d'août. Malgré quelques petits cafouillages en cours de route, nous sommes globalement ravies de ce week end (la preuve, nous avons déserté les lieux à regret à 22h30, alors que pour la fête précédente nous avions décollé à 19h30). Deux journées riches en bonnes surprises, une immersion totale dans l'univers médiéval, coupés du monde, de très belles rencontres et des échanges pleins de rires et de richesses, bref, que du bonheur.
Vivement les 13 et 14 août ! On prend les mêmes, et on recommence !




